
D’un côté, l’on crie haro sur l’injustice. De l’autre, l’on fait tout pour préserver les avantages offerts par le système
En Haïti, près de 600 étudiants en médecine bouclent annuellement leur cycle d’études. Ceci implique l’internat qui dure un an, et le « social » d’une année qui donne droit à la licence de fin de cursus. À partir de ce niveau, l’ancien étudiant peut officier comme médecin généraliste dans un hôpital ou dans son propre cabinet.
La plupart des licenciés en médecine veulent être admis en résidence hospitalière. Il s’agit d’un programme de 3e cycle où un médecin (résident) poursuit sa formation dans une spécialité médicale comme la chirurgie ou la gynécologie.
Cette année, il n’existe que 129 places disponibles à cet effet dans le système sanitaire haïtien. Dix sont déjà réservées pour des médecins nommés dans les hôpitaux publics, révèle le docteur Evans Vladimir Larsen, responsable de la Direction de la formation et de perfectionnement en services de la santé (DFPSS) au sein du Ministère de la Santé publique et de la population (MSPP).
Les 119 places restantes sont reparties dans cinq hôpitaux publics, dont l’hôpital général. Il revient à la Faculté de médecine et de pharmacie (FMP) de l’Université d’État d’Haïti (UEH) de recruter des médecins via concours pour les combler. Cette entité réalise deux concours annuellement.
Les médecins formés à l’UEH sont soumis à un examen. 100 % des 57 places disponibles à l’hôpital général et 1/3 des places dans les quatre autres hôpitaux publics leur sont déjà réservés. Ceux des universités privées et les autres formés à Cuba ou en République dominicaine subissent une autre épreuve.






